L’Homme Cette notion de science correspond à l’ensemble

L’Homme a toujours eu tendance à attribuer à la science, la notion de réel.

En effet, la science est ce qui cherche exclusivement la connaissance du “réel”. Mais pourquoi parlons nous de réel alors que savons que la science finira certainement par être dépassée? Cette question continue de faire débat notamment parce que la science renvoie à quelque chose de très vague. En effet, nous y trouvons plusieurs sciences: aussi bien les sciences formelles dans lequel on part d’axiomes pour former une nouvelle logique de l’ordre de la vérité générale ou les sciences humaines déterminées pour une cause contingente. Les sciences expérimentales cherchent, elles, à rendre compte de la réalité. On pourrait penser que la science couvre tous les champs de la connaissance scientifique qui permet d’accéder au réel.Cependant, même si la vérité est uniquement le lien qui unie la science et le réel lorsqu’un protocole précis et rigoureux est remis en cause au nom de l’opinion, on sait, bien entendu, que la vérité doit se trouver du côté de la science.

Cette notion de science correspond à l’ensemble des connaissances qu’un individu possède alors que le réel existe objectivement de façon effective, mais alors la science connaît-elle le réel ? On en vient donc à se demander si la science parvient toujours au réel ou si au contraire comprendre la spécificité de la science c’est en déduire qu’elle réside dans des affirmations qui demeurent partielles ? Afin d’y répondre, nous verrons d’abord que la science parvient au réel car c’est une connaissance considérée comme rationnelle. Cependant, dans une deuxième partie nous remettrons en cause les limites que la science possède. Puis, on s’efforcera de montrer que la particularité de la science est peut être de ne pas connaître le réel mais de se l’approprier. Tout d’abord, l’objectif de la science c’est d’interpréter ce qui nous est donné par l’expérience, afin de proposer de nouveaux paradigmes, de nouveaux concepts ou bien de trouver des démonstrations généralement mathématiques. Les événements qui forgent la science ont pour but de connaître le réel.

   Dans cette première partie, nous verrons que le réel est établi par la science. Pour cela nous mettrons en avant la connaissance scientifique avant de voir que le réel est rationnel et qu’il pourrait donc venir des sciences pures et logiques. La science semble connaître parfaitement le réel puisque chaque “réalité” pourrait être définie grâce à la science. Comme l’explique Malebranche lorsqu’il dit ” je vois par exemple que 2 fois 2 font 4″ c’est un ordre de vérité générale qu’on ne peut pas remettre en cause qui a été démontré par la Science. Mais alors cela nous laisse penser qu’il y a un gage de véracité lorsqu’on parle de Sciences. En effet, fréquemment utilisé sur des aliments ou même médicaments le label “scientifiquement prouvé” montre bien qu’on a tendance à attribuer la notion d’exactitude dès qu’on a comme référence la Science. En même temps, si l’on en croit Lavoisier la Science est le seul domaine où rien ne se trouve sans raisonnement ou expériences et qui a pour but ultime soit de rendre valable des hypothèses soit d’atteindre un objectif.

Lavoisier dit en parlant de sciences “rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme”. En effet, si l’on considère la Science comme la définition même du réel c’est en partie à cause des théorèmes scientifiques comme ceux de Pythagore ou de Thales qualifiés d’incontestables puisque on part d’une logique et de connaissances passées pour faire une démonstration scientifique. Grâce à ce raisonnement on peut montrer que les innombrables propriétés scientifiques sont réelles puisque nous sommes dans des démonstrations. En partant sur ce fonctionnement, on peut considérer que le réel est donc rationnel. Comme l’énonce Galilée la nature est comme “un livre écrit en langage mathématique” et pour comprendre son fonctionnement, il faut à tout prix interpréter le fait que l’on peut rendre compte de tous les phénomènes à l’aide des lois rationnelles et nécessaires scientifiques. Mais alors le réel serait donc doté d’une structure mathématique? Si l’on en croit l’expression du démon de Laplace, faisant référence à une expérience de pensée proposé par Laplace dans son ouvrage Essai philosophique a pour but de montrer que tout est démontrable par la science. René Descartes dans Règles pour la direction distingue “deux chemins” par lesquels nous “parvenons à la connaissance des choses”: nous les connaissons soit par la déduction mathématique ou comme dans le cas des sciences formelles, par l’expérience. Cependant, Descartes met en avant le fait que nos erreurs ne viennent jamais de la déduction en elle-même, puisque nous sommes tous capables de rationalité, mais de l’expérience qui peut être trompeuse.

Est-ce donc uniquement dans les mathématiques pures et logiques que la science connait le réel ? Beaucoup de philosophes rejoignent la pensée de Descartes comme Leibniz qui dit: “Les mathématiques pures et particulièrement dans l’arithmétique et dans la géométrie” sont les seules véritées réellement démontrées. En effet, pour Leibniz ce sont les uniques vérités justifiées qui peuvent connaître la vérité car on se base sur des axiomes pour pouvoir montrer d’autres choses. On se situe donc dans les Sciences Formelles construit sur des systèmes théoriques ayant la forme de logique pour arriver à des conclusions déterminantes. Il y a donc une logique pure qui selon Leibniz connait forcément le réel.   Cependant, il est toujours possible excepté en Sciences dites logiques de remettre en cause la fiabilité de la Science et donc d’une interprétation qui était pourtant considérée comme absolu. Les sciences ne sont pas toutes basées sur des faits logiques démontrés par des propriétés mais sont généralement des expériences par exemple biologiques ou même des récits historiques pour les Sciences Humaines. De cette façon personne ne se prononce sur cette vérité et on attend la déduction de propositions contradictoires. La science pourrait donc ne pas connaître entièrement le réel mais uniquement l’atteindre partiellement.

Dans cette partie, nous nous efforcerons de montrer que les sciences atteignent que partiellement le réel. Pour cela nous montrerons que les sciences sont pleines d’hypothèses, puis dans une deuxième phases, on cherchera à montrer que la science ne représente qu’en partie le réel même si elle cherche à tout pris à faire progresser la réalité. La science ne parvient pas complètement au réel car le réel n’est qu’une perspective. Cependant, la science s’efforce de rester au plus près du réel.

On peut admettre que la science dise la vérité, avec plus ou moins de certitude selon les domaines. La Science émet d’innombrables théories. Une théorie désigne un ensemble d’hypothèses ou de représentations organisées méthodiquement et portant sur un aspect isolé du réel. Une théorie scientifique reste donc provisoire car elle est susceptible, à tout moment d’être remise en cause par une nouvelle affirmation contradictoire basée sur un contre exemple. Cependant, la science cherche à avoir un regard sur chaque phénomène afin d’élaborer des lois universelles “d’état positif ou scientifique” afin de se demander comment tel et tel phénomène se produit. Bien entendu si l’on considère comme unique théorie scientifique celles qui peuvent être infirmée ou falsifiée par l’expérience comme le dit Karl Popper en son temps: “Une théorie qui n’est pas réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique” alors dans ce cas cette connaissance scientifique ne va pas connaître le réel puisqu’il peut y avoir un contre exemple.

Mais il faut distinguer les sciences car cela renvoie à quelque chose de très vague elles atteignent pas le même niveau de certitude. Les sciences expérimentales: comme la physique, la biologie,  nous donne l’obligation de faire une expérimentation pour vérifier une certaine théorie alors qu’il y a certaines différences dans le vivant. Cette vérification se fait par l’expérimentation car ces sciences peuvent rendent compte de la réalité mais vont avant tout se rapprocher du réel et donc faire progresser la réalité sans jamais réellement la trouver pour sûre. La connaissance scientifique existe et grâce à la science notamment expérimentale progresse quotidiennement afin de se perfectionner.

La recherche Scientifique cherche à démontrer des nouveaux théorèmes qui seront considérés comme vraie tant qu’on ne peut pas démontré le contraire. Prenons l’exemple de la loi de l’attraction universelle de Newton. Si cette exemple illustre parfaitement la situation c’est que personne ne sait d’où elle vient mais tout le monde l’utilise car personne a eu la capacité, jusqu’à présent, de trouver un contre exemple.

C’est donc considéré en physique comme une formule incontestable mais qui pourrait induire les physiciens en erreur depuis de nombreuses années. Il en est de même pour les sciences humaines: En effet, l’Histoire ainsi que l’anthropologie interprète des actions humaines passées. Elles portent sur l’homme et l’homme est libre donc elles ne peuvent pas être prévues.

En plus, les sciences humaines sont déterminées par une cause contingente soit non nécessaire et seuls les textes, les squelettes et les archives nous permettent de connaitre au mieux le réel. C’était d’ailleurs toute la question du travail des historiens à la fin de la seconde guerre mondiale: Les témoignages peuvent ils être légitime comme source historique sachant qu’ils sont l’expression d’une expérience personnelle et que l’émotion et le temps peut avoir eu des impacts dessus ? Néanmoins, si les lois de la nature qui nous entourent sont une création de la raison humaine cela voudrait signifier que toute théorie physique doit être un modèle mathématique qui permet de rendre compte des phénomènes. Dans cette démarche, le choix d’une théorie parmi d’autres ne permettrait jamais d’assurer avec certitude qu’elle nous dévoile véritablement le réel.

  On peut construire des géométries formellement valides en portant des bases non euclidiennes, cela signifie que les points de départ posés par Euclide n’étaient pas des vérités évidentes en elles mêmes. Au lieu de parler d’axiomes, on parlera plutôt de postulats. En effet, la science a comme obsession de nous transmettre le réel sans que l’on puisse jamais assurer avec certitude qu’elle nous dévoile véritablement le réel. Alors la science chercherait-elle à maîtriser le réel plus que le connaitre ? Dans cette dernière partie, nous montrerons que la science cherche peut être simplement à maîtriser le réel. Tout d’abord, nous verrons que la science c’est comme une illusion cohérente qui sait détourner le réel pour se l’approprier.

Puis on montrera que le réel n’est qu’une perspective que la science cherche à influencer afin de la maîtriser. Si la réalité pouvait posséder une structure mathématique connaissable par la raison, on aurait pu faire l’hypothèse que tout phénomène peut donc être prévisible. Prenons l’exemple d’un météorologue lorsqu’il annonce la météo il émet des hypothèses sur la météo; même si grâce aux progrès scientifiques les erreurs sont moins importantes qu’avant il y a encore des changements météorologiques non prévisibles. Si la science se distingue concrètement de l’opinion ou d’une conviction c’est tout simplement parce qu’elle ne se contente pas de donner un avis approximatif mais cherche à construire un discours rationnel comme l’explique Bachelard dans Le Nouvel Esprit Scientifique publié en 1934: ” Elle reconstruit le réel après avoir reconstruit ses schémas”. En effet, l’observation scientifique exige au contraire la participation de l’esprit, qui ne s’instruit qu’auprès des objets qu’il a préalablement construits.

Nous sommes donc dans une “illusion qui semble cohérente”. Le réel n’est qu’une perspective que la science cherche à influencer. Certains pensent que la logique même du développement scientifique pourrait ne pas être de réellement connaître le réel mais de pouvoir le dompter, voir même de le rendre maniable. En effet, lorsque nous pensons que pendant des siècles les humains étaient convaincus que la terre était plate cela montre que les erreurs scientifiques existent mais que la Science a voulu détourner le réel pour se s’approprier. Il en est de même pour les théories de pré- Darwin sur l’évolution que la Science considérait comme impossible.

Il n’est pas nécessaire de chercher à penser la réalité pour proposer une description scientifique du réel. On peut se servir des paroles de Heidegger comme référence  pour montrer que le but ultime de la science est d’asservir le réel à une rationalité toute instrumentale. La connaissance théorique de la science passe par l’état métaphysique: “chercher” les causes des phénomènes réels soit chercher à maîtriser le réel.

 En somme, même si la Science connaît le réel parfois elle semble la majeure partie du temps être en recherche permanente de ce réel mais cette investigation en particulier pour les Sciences Humaines peut parfois être contestée par des contres exemples. La relativité de la connaissance scientifique peut donc être remis en cause: Effectivement, depuis le XIX ème siècle l’apparition de nouveaux modes de rationalité a permis de rendre compte du monde et donc naturellement que la raison semble ne plus pouvoir prétendre à une connaissance parfaitement objective du réel. En effet, comme le disait Karl Popper en 1963 dans Conjectures et refutations: ” le critère de la scientificité d’une théorie réside dans la possibilité de l’invalider, de la réfuter ou encore de la tester”.

En effet, lorsque nous choisissons une théorie au lieu d’une autre, ce choix devra se faire en vertu de sa simplicité et de sa commodité, sans que l’on puisse jamais assurer avec certitude qu’elle nous dévoile véritablement le réel. Cependant, même si nous avons pu montrer que la Science ne connaît que partiellement le réel elle se l’approprie et essaye de le maîtriser c’est donc cela la spécificité même de la science. 

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